L’ivresse libertarienne: quand la liberté sans loi devient servitude.
Publié le 14 avril 2026
Et si notre soif de liberté absolue nous conduisait droit vers la prédation ? De Cicéron à Calvin, la liberté se concevait comme la force de se donner une loi commune ; aujourd’hui, le rêve libertarien, héritier d’une éthique puritaine sécularisée, promet l’émancipation totale par la seule responsabilité individuelle, sans État ni médiation. Séduisante sur le papier, cette vision oublie qu’en l’absence de garde-fous collectifs, l’absence de loi ne libère pas : elle livre les plus vulnérables à la brutalité des puissants et ouvre la porte à de nouveaux autoritarismes. Venez décrypter ensemble ce mirage dangereux, interroger les racines théologiques de cette dérive et explorer comment, loin d’être un frein, la loi reste l’unique rempart pour que la liberté demeure un bien partagé plutôt qu’un privilège de domination.
Une demi-journée d’ateliers, conférences et table ronde le
samedi après-midi 9 mai 2026 de 14h à 17h
au Centre protestant de la Jonction 24 rue Gourgas – 1205 Genève
animée par Blaise Menu et Roland Benz
avec
Philippe Gonzalez
est Maître d’enseignement et de recherche (MER) en sociologie à l’Université de Lausanne (UNIL). Il est également associé au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS) de l’EHESS à Paris. Ses travaux portent notamment sur les questions de laïcité, de religion et de politique.
Alexis Keller
est Professeur ordinaire de philosophie du droit à l’Université de Genève (UNIGE). Il est bien connu pour avoir fondé et dirigé l’Initiative de Genève, un projet visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.

